Artésien et européen
Lensois à partir de janvier 2023, Adrien Thomasson prend en route le train de l’exceptionnelle saison 2022/23 du Racing, et son adaptation est express. Après une première entrée ponctuée par un succès face à Auxerre (1-0), le milieu intègre un collectif réglé comme du papier à musique (1 défaite lors des 20 premières journées) et réussit une première titularisation sans fausse note. Titulaire à Brest en Coupe de France, le numéro 28 est buteur et contribue à la qualification maîtrisée des Artésiens (1-3). Déjà décisif, il récidive le week-end suivant et permet au RC Lens d’arracher un nul important à Troyes (1-1).
Très vite, le Savoyard met son savoir-faire au service du onze lensois. Dans une position de meneur de jeu, l’endurant travailleur dispute tous les matchs de la seconde partie de saison (23) et joue un rôle déterminant dans le sprint final des Sang et Or. Auteur de 5 passes décisives, l’ancien Nantais ouvre son compteur à Bollaert face aux Canaris (3-1), puis est au rendez-vous des matchs qui comptent en marquant face à Monaco (3-0) et à Lorient (1-3), deux victoires décisives dans la course à la Ligue des champions. Enfin, il est l’un des grands artisans du succès contre Ajaccio (3-0) - bouquet final d’une campagne collective record (84 points, plus haut total du RC Lens dans l’élite) - qui acte le retour du Racing dans la plus belle des compétitions européennes, 21 ans après sa dernière participation.
Baptême canon
Si le Racing renoue avec la Ligue des champions, Adrien Thomasson, comme une bonne partie de l’effectif sang et or, est en pleine découverte. Le 20 septembre 2023, le milieu vit ses premières minutes dans la compétition au stade Sánchez Pizjuán de Séville (1-1) et entre dans l’histoire européenne du club contre Arsenal à Bollaert, dans une soirée illustrant parfaitement sa résilience. Malchanceux sur l’ouverture du score de Gabriel Jesus, le numéro 28 « provoque l’explosion » d’une reprise imparable en entrée de surface, amorçant le succès renversant des siens (2-1).
Apparu à 5 reprises sur la scène européenne, le Savoyard connaît une seconde partie de saison plus contrastée en Ligue 1 (2 titularisations en 13 apparitions). Ainsi, c’est en sortie de banc qu’il se montre décisif à Lyon en délivrant un corner pour Kevin Danso (0-3) et face à Lorient en servant David Pereira da Costa (2-0). Ce premier exercice complet dans l’Artois se conclut pour lui avec 35 apparitions (2 buts).
Au cœur du jeu
L’intersaison 2024/25 donne un second souffle à son aventure en Sang et Or. Replacé au cœur du jeu par le coach Will Still, Adrien Thomasson contribue à l’entame réussie du Racing en Ligue 1 McDonald’s (8 matchs sans défaite). Modèle de résilience et de fiabilité, il porte les Lensois en marquant contre Nantes (3-2) et Reims (0-2). Pleinement épanoui dans le double pivot artésien, il se démarque en alliant qualités techniques (56 passes clés, 6e de Ligue 1) et endurance défensive (52 tacles réussis, 2e de l’élite).
En pleine confiance, Adri’ collectionne les contributions offensives sur la phase retour. En véritable leader technique, il réalise des doublés de passes décisives à Montpellier (0-2) et Lyon (1-2), et se retrouve également à la dernière passe à Brest (1-3) et Toulouse (1-1). Une statistique se confirme jusqu’alors : lorsqu’Adrien Thomasson est décisif, le RC Lens ne s’incline pas. Pour boucler cette saison individuelle digne d’une renaissance (33 matchs, 7 passes décisives), le milieu clôt le festival lensois face à Monaco (4-0) qui classe le Racing à la 8e place.
Capi’ adri’
Cette saison, Adrien Thomasson endosse de nouvelles responsabilités en héritant du brassard de capitaine sous la houlette de Pierre Sage. Buteur pour son 350e match de Ligue 1 McDonald’s face à Brest (3-1), il devient le seul joueur à avoir marqué lors de chacune des 12 dernières saisons dans l’élite. Inlassable travailleur, le marathonien guide les Sang et Or vers la victoire dans le derby (3-0), avec une passe décisive et le plus grand nombre de récupérations du match (10), et donne le ton face à Rennes (0-0) en affichant 15 duels gagnés (record du match). Proéminant dans le parcours éclatant des Lensois (leaders avec 13 succès sur la phase aller), il délivre deux passes décisives à Auxerre (1-2), puis deux nouvelles, sur corner, face au Paris FC (2-1), avant d’être impliqué sur deux des trois buts artésiens à Toulouse (0-3).
Titulaire à chaque journée de Ligue 1 – sauf à Nantes en raison d’une suspension -, le capitaine mène sa barque même lorsque son équipage est en infériorité numérique contre Rennes (3-1) ou que le navire tangue (3-2 vs Toulouse et 3-3 à Brest après avoir été mené). Auteur d’un exercice brillant, le meilleur passeur de Ligue 1 (10 passes décisives) est ainsi l’artisan de la 4e qualification du club pour la Ligue des champions. Il répond également présent dans les moments décisifs, comme face à Toulouse en demi-finale de Coupe de France (4-1), inscrivant le but qui envoie définitivement le Racing en finale pour la première fois depuis 1998.
Acteur majeur d’une des plus belles pages du livre lensois en étant deux fois vice-champion de France, Adrien Thomasson inscrit encore un peu plus son nom dans l’histoire du club le 22 mai. Pour son dernier tour de piste avec le dossard « numéro 28 », le marathonien (2061 pressings à haute intensité en 2025/26 – record de L1) devient le premier capitaine du Racing à soulever la Coupe de France après le succès face à Nice (3-1).
En fin de contrat à l’issue de cette campagne 2025/26 exceptionnelle, Adrien Thomasson vogue vers de nouveaux horizons. Exemple de professionnalisme et de résilience, ce grand travailleur a inscrit son nom dans la légende artésienne et part en laissant une trace indélébile, celle du premier capitaine de l’histoire du club à avoir soulevé la Coupe de France. Merci pour tout Adrien !
Benjamin Parrot, Directeur général du Racing : « La dernière image d’Adrien avec le maillot sang et or, soulevant conjointement la Coupe de France avec Jonathan Gradit, Wesley Saïd et Florian Sotoca, marquera durablement les cœurs artésiens. Tout comme son but inscrit à Bollaert face à Arsenal dans une soirée européenne d’anthologie. Au nom du Racing, je veux saluer l’engagement de celui qui a été un moteur pour l’équipe par son esprit collectif et sa résilience. Mais aussi l’exemplarité d’un joueur profondément humain, endurant dans l’effort et constant dans la simplicité. Sa dernière saison en Sang et Or est un aboutissement, symbolisé par une seconde qualification en Ligue des champions en trois ans, ainsi que la conquête du premier trophée du club depuis 27 ans. Adrien tenait à marquer l’histoire du Racing, il le quitte en étant le premier capitaine artésien à soulever la Coupe de France. »