Une institution reconnue. En mai 2022, la Fédération française de football dévoilait son rapport annuel sur l’efficacité des centres de formation de trente-cinq clubs de Ligue 1, Ligue 2 et National. Selon cinq critères distincts (professionnalisation, temps de jeu en équipe première, sélections nationales, scolarité, représentation dans les cinq grands championnats et les compétitions européennes), celui du Racing se classe dans le top 10.

L’un des premiers objectifs du club est de sécuriser l’avenir des jeunes. Ainsi, 19 joueurs issus de La Gaillette ont signé un contrat professionnel lors de la saison écoulée.

 

En ligne de mire derrière cette professionnalisation précoce : une place au sein de l’équipe fanion. L’an passé, 9 joueurs formés ont foulé au moins une fois les pelouses de Ligue 1 Uber Eats avec la tunique sang et or. En progression constante, « le petit prince de La Gaillette » David Pereira da Costa a disputé 1 462 minutes lors de ses 33 apparitions la saison dernière. Il figurait ainsi dans le onze type des joueurs de moins de 21 ans avec le plus de temps de jeu dans l’élite.

Devenu un des cadres de l’effectif de Franck Haise, Gaël Kakuta (1 685 minutes) était parmi les onze premiers temps de jeu de l’équipe.  

Le Racing - via ses infrastructures et la présence d’éducateurs chevronnés - s’attache à transmettre les clés nécessaires pour accéder au haut niveau sans pour autant le garantir…

Des talents à la pelle

Car tout n’est pas acquis pour ces jeunes. Les joueurs qui atteignent l’échelon professionnel sont une minorité. Mais à force de travail acharné et d’abnégation, certains sont parvenus à pousser les portes du (très) haut niveau.

Dans les 5 grands championnats européens, la formation lensoise rayonne. Certains disputent ou ont disputé la Ligue des Champions comme Serge Aurier (Paris SG, Tottenham, Villarreal), Geoffrey Kondogbia (Monaco, Valence, Atletico Madrid), Thorgan Hazard (Dortmund), Adel Taarabt (AC Milan, Benfica), Raphaël Varane... Talent précoce, ce dernier a glané 4 coupes d’Europe avec le Real Madrid et est devenu un des cadres de l’Équipe de France au point de se voir attribuer le brassard de capitaine lors du match amical face à l’Afrique du Sud en mars dernier.

 

La Ligue 1 a également son réservoir de talents artésiens. Les joueurs comme Kevin Monnet-Paquet (Lorient, Saint-Étienne) ou Benoît Assou-Ekotto (Saint-Étienne, Metz) ont ouvert la voie à Benjamin Bourigeaud (Rennes), Jean-Kevin Duverne (Brest) ou encore Jean-Ricner Bellegarde (Strasbourg).

Le haut niveau sportif est une chose mais la formation englobe bien d’autres aspects primordiaux dans la vie d’un joueur professionnel…

Former des joueurs et construire des hommes

« Pour les jeunes, le plus important est la confiance qu’on leur accorde, la possibilité de travailler dans le domaine de l’élite et de réussir dans leur vie scolaire. » À son arrivée à la tête du centre de formation du Racing en 2020, Eric Assadourian avait insisté sur l’importance du volet éducatif. « C’est un véritable enjeu et une garantie vis-à-vis des familles. Le but est d’accompagner l’enfant dans sa construction en tant qu’homme. »

Le monde professionnel est aussi engageant physiquement que mentalement et cette place accordée à l’éducation dans le déroulé de la formation permet de répondre aux exigences (signatures de contrats, relation avec les marques, sollicitations médiatiques...).

 

L’obtention d’un diplôme assure aussi une après-carrière saine et donne l’opportunité de palier les imprévus. Ainsi, 100% des pensionnaires de La Gaillette ont obtenu leur baccalauréat général et technologique en 2022.

Lorsque réussites sportives et scolaires se mêlent, l’avenir est plus clair pour ces jeunes pousses. À eux ensuite de conserver les valeurs qui constituent l’ADN du Racing selon Eric Assadourian : « Une identité très forte, être enthousiastes, faire preuve d’abnégation, avoir la volonté d’être humbles et simples dans l’approche de leurs matchs, avec toujours le désir de vouloir réussir. »

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