On ne le présente plus. Ni en Artois, ni au-delà. Pur produit de la formation lensoise, Raphaël Varane a gravé son nom dans l’histoire de La Gaillette Gervais Martel en étant l’un de ses plus fiers représentants sur la scène internationale. Talent précoce, il débute en Ligue 1 à 17 ans face au Montpellier HSC sur la pelouse de Bollaert. Dès lors, tout s’accélère : il dispute 23 rencontres de championnat, inscrit deux buts et arbore le brassard de capitaine en étant tout juste majeur. Impressionnant de maturité et de calme, le défenseur rejoint le Real Madrid CF en 2011. En une décennie, il est notamment triple champion d’Espagne, titré en Coupe du Roi et quadruple vainqueur de la Ligue des champions. En parallèle, il s’affirme comme un pilier de l’équipe de France et contribue au sacre mondial de 2018. Fierté artésienne, Raphaël Varane défend ensuite les couleurs du Manchester United FC (2021-2024), où il glane une FA Cup et une EFL Cup, avant d’achever son parcours hors normes au Como 1907. Après quinze saisons au plus haut niveau, l’ancien Lensois raccroche les crampons en 2025 auréolé d’un palmarès exceptionnel de 21 trophées.
Pensé pour l’ensemble du racing
Entièrement rénovée, la plaine Raphaël Varane compte notamment deux terrains hybrides, dont une partie de la surface est chauffée. Nouvelle aire de jeu pour le centre artésien, elle s’inscrit parmi les aménagements réalisés à La Gaillette Gervais Martel durant l’intersaison. À l’instar du nouveau secteur professionnel, elle vise à améliorer les conditions de performance des Sang et Or.
Pensée pour l’ensemble du club, cette nouvelle infrastructure bénéficiera également aux équipes de la formation. Ainsi, les groupes Élite, U19 et U17 prennent désormais leurs quartiers sur les terrains hybrides Daniel Leclercq et Arnold Sowinski, deux espaces qui étaient jusqu’ici dédiés aux professionnels.
La transmission comme valeur cardinale
Avec la plaine Raphaël Varane, le Racing Club de Lens poursuit l’élan entrepris ces dernières saisons avec l’inauguration des terrains Daniel Leclercq et Arnold Sowinski, du dôme Éric Sikora et de La Gaillette Gervais Martel. Un élan prolongé sur le parvis de Bollaert-Delelis où des stèles ont été installées au-devant de chaque tribune pour rendre hommage à Max Lepagnot, Élie Delacourt, Henri Trannin, Tony Marek et Xercès Louis.
Une fois n’est pas coutume, le totem positionné devant la plaine a été conçu par les élèves du lycée Henri-Senez d’Hénin-Beaumont, établissement professionnel reconnu du territoire.
Terre de performance et de formation, La Gaillette Gervais Martel continue ainsi de s’affirmer comme un véritable lieu de transmission.
Joseph Oughourlian, Président du Racing Club de Lens : « C’est un grand jour pour le Racing Club de Lens. Depuis un certain nombre d’années, déjà, nous renommons les noms des terrains de La Gaillette en mettant à l’honneur des personnes qui ont beaucoup compté pour le club, ce qui permet de se réapproprier ces espaces. On a évidemment commencé avec Daniel Leclercq et Arnold Sowinski, puis Éric Sikora et Gervais Martel pour le centre lui-même. Ce club est extrêmement identitaire. C’est avec beaucoup de plaisir que l’on inaugure aujourd’hui cette plaine avec Raphaël, un joueur iconique, un symbole d’excellence et un modèle pour nos jeunes qui travaillent dur en ayant à l'esprit que tout est possible. La formation Made in Gaillette prend de plus en plus de place en équipe première. C’est une grande source de satisfaction de retrouver une symbiose entre le groupe professionnel, l’académie et notre identité. »
Raphaël Varane, symbole « Made in Gaillette » : « Quel honneur ! C’est évidemment un moment particulier pour moi, qui ai vécu à La Gaillette entre mes neuf et mes dix-huit ans. J’ai appris énormément ici. J’ai surtout été baigné dans des valeurs qui m’ont construit, des valeurs que j’ai aujourd’hui envie de partager : le travail, le respect, l’ambition et l’humilité qui symbolise parfaitement ce club. Ces valeurs me sont chères, je suis aujourd’hui tourné vers la transmission. Je suis honoré de revenir ici et de revoir des visages familiers. Il y a toujours une atmosphère singulière qui se dégage, et je prends toujours autant de plaisir à arpenter ces couloirs que j'ai tant fréquentés plus jeunes. Le football est un sport magnifique et il ne faut jamais perdre de vue que ce sont les valeurs humaines qui le rendent si spécial. Plus que jamais, je me sens dans la famille du Racing Club de Lens. »