S’il est fils de parents croates, c’est en Autriche – à Schwaz, commune du Tyrol marquée historiquement par l’exploitation des mines d’argent – que Franjo Ivanović voit le jour. En 2003, il débute sa formation au SVg Mayrhofen, écurie régionale, où il tape dans l’œil du RB Salzburg, du Bayern Munich et du FC Augsbourg. C’est ce dernier club que le jeune attaquant – dont l’idole n’est autre que l’ancien buteur bavarois Ivica Olić – décide de rejoindre à 13 ans. Là-bas, il affole rapidement les compteurs (45 buts en quatre saisons) et s’envole pour le HNK Rijeka à l’aube de l’exercice 2023/24.
Un parcours sans hić
Véritable promesse du football croate, ce joueur tonique (1m85) évolue dans le pays qu’il représente footballistiquement pour la première fois. Il y découvre la scène européenne – il inscrit un triplé lors du deuxième tour qualificatif de l’UEFA Conference League – et s’impose, à seulement 19 ans, sur le front de l’attaque (41 apparitions). Capable d’évoluer comme avant-centre ou attaquant excentré gauche, il score 12 fois pour sa première saison pleine en professionnel.
En 2024/25, le natif de Schwaz n’a pas le temps de confirmer qu’il attise déjà les convoitises. Buteur et passeur décisif en ouverture du championnat face au NK Lokomotiva (4-0) et auteur de 4 réalisations en juillet, il rejoint la Royale Union Saint-Gilloise pour franchir un cap. En Jupiler Pro League, cette fine gâchette se révèle dans un système en 3-4-3 similaire à celui du Racing et empile les contributions offensives (16 buts et 5 passes décisives en 34 matchs), contribuant au sacre des Unionistes.
En mars 2025, sa régularité convainc le sélectionneur Zlatko Dalić. Ainsi, Franjo est convoqué pour la première fois avec les Kockasti et honore sa première cape face aux Bleus en Ligue des Nations. Il participe ensuite à 7 des 8 journées de qualification pour la Coupe du Monde 2026, plantant ses deux premières banderilles contre Gibraltar (0-7).
Actif au pressing et constamment décisif, il ajoute 4 réalisations à son compteur en Ligue Europa. Il fait notamment trembler les filets de l’OGC Nice (2-1) et du SC Braga (2-1), attirant naturellement les regards du Portugal…
À l’été 2026, le SL Benfica de José Mourinho jette son dévolu sur lui. Sous le maillot lisboète, le Croate est de nouveau le bourreau des Niçois en tour préliminaire de la Ligue des champions. Barré par l’indéboulonnable Vangélis Pavlidis (31 buts en 2025/26), il doit se cantonner à un rôle de doublure, mais affiche, en dépit de ce rôle, un ratio de 0,7 but/match. Efficace lorsqu’il sort du banc, il offre la victoire à Benfica au bout du temps additionnel face à Arouca (1-2) et inscrit un doublé contre Moreirense (4-1). Celui qui épate alors par son sens du but et son activité sur le front de l’attaque découvre la phase de ligue de la C1, engrangeant de l’expérience face à Chelsea, Newcastle, Naples, la Juventus ou encore le Real Madrid.
Prêté au Racing
Capable d’évoluer sur tout le front offensif, joueur tourné vers le collectif et à l’aise des deux pieds, Franjo Ivanović présente toutes les qualités de l’attaquant moderne. En quête de régularité, l’international croate (9 sélections) rejoint les rangs sang et or pour une saison dans le cadre d’un prêt sec.
Jean-Louis Leca, Directeur sportif du Racing : « L’arrivée de Franjo est une grande satisfaction. Il était sollicité par plusieurs clubs européens et cette signature témoigne encore de l’attractivité grandissante du club. Franjo a rapidement eu la conviction que le Racing était le bon endroit pour s’épanouir et poursuivre sa progression. De la cellule de recrutement qui le suit depuis longtemps au staff, son profil était la priorité absolue. Franjo est un attaquant complet, doté d’un sens du but au-dessus de la moyenne. Son adaptation sera naturelle grâce à l’énergie qu’il déploie sur le terrain et en dehors. Son expérience internationale, aussi bien en Ligue des champions qu’en sélection, va également nous apporter. Nous sommes ravis de l’accueillir, hâte de le voir en Sang et Or ! »