Corentin Jean | RC Lens
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Publié le 26/10/2020 à 10h30

Découvrez notre rubrique « Point Par Point » qui retrace la vie de nos joueurs. C'est au tour de Corentin Jean de se prêter au jeu !

L’ENFANCE

« Je suis né à Blois dans le Loir-et-Cher. J’ai grandi juste à côté dans un petit village qui s’appelle Rougeou, en Sologne. C’était cool d’habiter à la campagne. J’y ai vécu avec mes parents et mes deux petits frères Maxence et Enzo. Ils ont 21 et 16 ans. Maxence joue aussi au foot. C’est un bon joueur mais il préfère se concentrer sur ses études. Enzo, lui, n’a jamais été attiré par le sport. C’est le geek de la famille [Ndlr, rires].

Mon père est dessinateur industriel et ma mère est famille d’accueil. Elle s’occupe des enfants qui sont en difficulté et qui ne peuvent pas vivre avec leurs parents. On a accueilli un garçon de 6 mois qui a aujourd’hui 10 ans. On a donc grandi ensemble, je suis comme son grand frère.

Je me suis toujours très bien entendu avec Maxence et Enzo, même si j’étais peu à la maison à cause du foot et de l’internat.

Enfant, j’étais un vrai casse-cou. Je me cognais partout. Surtout quand je jouais au foot dans la maison. J’adorais tacler sur le carrelage [Ndlr, rires] ! Quand j’allais chez ma grand-mère, elle sortait le ballon et on y jouait ensemble dans son grand couloir. On a d'ailleurs cassé par mal de cadres ! [Ndlr, rires] »

LE FOOT

« Mon père est fan de foot. Plus jeune, il jouait à un petit niveau. C’est lui qui m’a mis un ballon dans les pieds, à l’âge de 3 ans. J’ai tout de suite adhéré et depuis ce jour, ma passion, c’est le foot !

À 5 ans, mes parents m’ont inscrit dans le club d’un petit village près de chez moi, l’US Chémery. A 13 ans, j’ai rejoint le Blois Foot 41 en section sportive et en internat. J’espérais me faire repérer pour réaliser mon rêve de devenir footballeur professionnel. J’avais déjà tout imaginé dans ma tête.

J’ai passé des essais à Auxerre et Rennes. Ça n’a rien donné, notamment avec ce dernier club à cause de ma taille. Cela ne m’a pas affecté. Je savais que j’avais des qualités et que j’allais pouvoir saisir ma chance ailleurs. J’ai travaillé, je n’ai jamais baissé les bras, j’ai toujours gardé confiance et finalement cela m’a bien réussi puisqu’à 15 ans, j’ai intégré le centre de formation de Troyes. »

JEUNE PROMETTEUR

« J’ai été professionnel à l’âge de 17 ans, mais cela ne m’a pas mis de pression. En Ligue 1 ou en Equipe de France [Ndlr, des U16 aux Espoirs], je ne me rendais pas vraiment compte de la médiatisation. J’étais jeune, fougueux et inconscient. Je jouais au football pour m’amuser donc je ne faisais pas trop attention même si je faisais de belles choses. J’ai toujours réussi à garder la tête sur les épaules.

A 21 ans, je suis parti à Monaco. On jouait tous les 3 jours, je me disais que j’allais avoir ma chance. Je pensais pouvoir m’imposer. J’ai disputé quelques matchs à mon arrivée mais l’entraîneur avait son équipe type. Les joueurs avaient un très bon niveau et c’était compliqué de bouger la hiérarchie en place. Je me suis notamment entraîné avec Kylian Mbappé et Radamel Falcao qui sont des monstres ! Les joueurs étaient tous de bons mecs, toujours très professionnels même s’ils avaient des salaires incroyables. Cela m’a marqué et m’a aussi permis d’avancer, de progresser et de connaître un peu mieux le métier de footballeur. Mais le fait de ne pas jouer était très frustrant pour moi. C’est pour cela que j’ai rapidement trouvé une porte de sortie. »

Avec ses parents et ses frères

PROGRESSION RALENTIE

« Après 6 mois de prêt à Toulouse, j’ai signé définitivement au TFC.
La saison qui a suivi a été compliquée. On a disputé les barrages et on a failli descendre en Ligue 2.
La saison d’après, je me suis gravement blessé au genou, avec une rupture des ligaments croisés qui m’a éloigné des terrains pendant plus de 6 mois. Cette blessure est arrivée alors que je n’étais pas bien mentalement. Je manquais de confiance et je ne jouais pas beaucoup. Elle n’est vraiment pas tombée au meilleur moment et elle a été difficile à accepter au début.
Mais cette situation m’a rendu encore plus fort mentalement. Finalement, ça a été un mal pour un bien, cela m’a permis de prendre du recul, de me recentrer sur moi-même, de revenir à mon niveau. »

LE RACING

« Je voulais partir de Toulouse car ça se passait mal sportivement mais aussi au sein du club. J’avais envie et besoin de voir autre chose. Je devais également me relancer après ma blessure et donc obtenir plus de temps de jeu.

Quand Lens m’a contacté, je n’ai absolument pas hésité, même si c’était pour jouer en Ligue 2. C’était le bon choix puisque quelques mois après, on montait en Ligue 1 !
On a un bon groupe avec un bel état d’esprit et je pense que l’on pourra faire de belles choses cette saison.

Les valeurs du Racing me correspondent. Je me sens ici comme dans un cocon. C’est familial, avec une bonne ambiance, avec des gens qui aiment le club. Il y a un réel engouement autour du club, les gens sont derrière nous. C’est un réel plaisir d’être ici. Cela me pousse encore plus ! »

Avec ses frères, cousins et cousines

PERSONNE IMPORTANTE

« Jean-Marc Furlan, mon coach lorsque j’étais à Troyes. Il a été d’un grand soutien pour moi. Je sortais du centre de formation et il m’a pris sous son aile. Il m’a toujours mis en confiance et cela m’a surtout permis de prendre du recul sur les choses. C’est un excellent entraîneur qui m’a vraiment fait progresser et avancer. C’est lui qui m’a aidé à me lancer. Je ne peux que le remercier ! »

TA FAMILLE

« J’ai rencontré ma femme Anne il y a 7 ans, à Troyes. Elle participait aux stages d’été avec les petits de l’ESTAC. On a commencé à se parler et on ne s’est plus quittés. En même temps, elle faisait des études de commerce international. On ne s’est pas vu pendant 1 an car elle était en Angleterre en programme Erasmus. A son retour, elle m’a suivi dans chaque club où je suis passé. Anne a été très importante dans mon parcours. Elle m’a toujours soutenu dans mes choix, elle m’a aiguillé et je l’ai toujours écoutée.

Elle vient d’ouvrir avec une amie une agence de conseils en voyages. C’est un peu compliqué en ce moment avec la COVID-19 donc l’entreprise est à l’arrêt. Mais j’ai confiance en elles et je sais qu’elles ne vont rien lâcher.

Il y a peu, notre vie a changé, avec la naissance de notre petite fille que l’on a prénommée Chiara.

Enfin, on a un chien qui s’appelle Milo, un Boston Terrier de 4 ans. Je ne voulais pas de chien mais ma femme les adore et elle a réussi à me convaincre. Je m’y suis tout de suite attaché, c’est un membre de la famille. »

TON CARACTèRE

« Je ne suis pas le même sur et en dehors du terrain. Pendant un match, je suis hargneux, je ne lâche jamais rien. Je suis un combattant, un guerrier, quelqu’un sur qui on peut compter.

J’ai beaucoup travaillé pour arriver à mon niveau. J’ai toujours fait preuve de persévérance et j’ai gardé la tête sur les épaules.

Sinon, je suis quelqu’un de calme et patient. J’ai la joie de vivre et je suis toujours positif. Je croque la vie à pleines dents ! »

TES PASSIONS

« A part le foot, j’adore le cinéma, la musique, l’œnologie et la gastronomie.

Je suis plutôt films d’action. Je regarde aussi des anciens films en noir et blanc. Je tiens ça de mon père. Quand j’étais petit, on avait plein de cassettes et je les ai toutes regardées. Stallone, Statham… J’adore ! Je suis aussi un grand fan des films de Louis de Funès.

J’aime bien le rap US. J’écoute principalement Drake. Mais je suis éclectique. J’adore aussi Gilbert Montagné. Je ne suis pas difficile.

J’aime bien aussi le tennis et le rugby, mais surtout le basket. Je regarde toujours les playoffs NBA. Je suis à fond derrière les Lakers. »

LE FUTUR

« J’aimerais bien ouvrir avec ma femme une salle de sport ou un hôtel réservé aux sportifs. Un établissement avec des programmes de soins, des exercices et un suivi individuel. Mais c’est encore loin, j’ai le temps d’y réfléchir. »­­­

Par Syméon Verborgh - rclens.fr