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Fiche d'identité

  • Nom : Racing club de Lens

  • Date de création : 1906

  • Couleurs : Sang et Or

  • Statut : Société Anonyme du Sport Professionnel

  • Président : Gervais Martel

  • Siège : Centre technique et sportif de La Gaillette

  • Nom du stade : Bollaert-Delelis

  • Capacité du stade : 41 233 places assises

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Réception du stade Bollaert-Delelis rénové

En raison des évènements de Paris, c'est en comité restreint mais avec la présence de nombreux élus, partenaires, figures marquantes du football lensois et responsables du chantier, que s'est tenue, ce jeudi soir, la réception du stade Bollaert-Delelis rénové. A l'issue de la visite des tribunes et des installations rénovées, et après un moment de recueillement à la mémoire des victimes des attentats de vendredi dernier, plusieurs personnalités présentes ont pris la parole afin, entre autre, de souligner la réussite de ce grand projet...

Déclarations

Voici de longs extraits des déclarations des personnalités présentes lors de cette réception :

Sylvain Robert (Maire de Lens, Président de la Communauté d'agglomération de Lens-Liévin)

« Le stade n'a pas changé de place mais participe encore un peu plus, aujourd'hui, à la vie de la cité. Il marque la ville comme il ne l'a jamais marquée. On voit le stade qui émerge au-dessus des arbres, au-dessus de la ville, et de très loin. C'est un marqueur du territoire. Monsieur le président, on a réussi, grâce à vous, à bâtir un stade dont notre territoire est fier, et qui va porter haut les couleurs de Lens, comme le font les supporters. C'est aussi un marqueur de notre développement, de notre volonté d'aller encore plus de l'avant. Je pense que l'ensemble de la population est fière de pouvoir disposer d'équipements tels que le Louvre-Lens mais aussi de pouvoir rester fidèle a ses valeurs et à son histoire au travers du Racing club de Lens et de ce nouvel édifice qu'est le stade Bollaert-Delelis.

Je suis très heureux que vous nous ayez associés à cette démarche car je ne peux pas imaginer le club et la ville ne pas marcher main dans la main. Je pense que c'est le fil de l'histoire qui doit nous guider dans cette évolution... Et même si l'on peut connaître des difficultés passagères au niveau sportif, il y a toujours eu cette chaleur, au niveau humain, qui nous a portés. On a vu aussi que, même dans les moments difficiles, le public a toujours été là. Pour être à la hauteur de ce public, il faut que l'ensemble des forces vives de ce territoire s'unissent pour porter haut le Racing. Merci Monsieur le président d'avoir su fédérer les énergies pour pouvoir mobiliser le plan de financement nécessaire pour donner au Racing un outil au niveau de ses ambitions, et à la dimension de ce que l'on veut porter pour notre population. »

Michel Dagbert (Président du Conseil départemental du Pas-de-Calais)

« Le département est là car, lorsqu'il s'est agi de mener à bien cette mise à niveau de cet équipement sportif qu'est le stade Bollaert-Delelis, la région a su prendre ses responsabilités. Et lorsque la région s'engage, elle essaie de faire jouer l'intelligence collective, celle du territoire, de la Communauté d'agglomération mais aussi celle de cette grand collectivité qu'est le Conseil départemental... Nous pouvons constater, ce soir, à quel point, l'architecte et les entreprises ont été au rendez-vous, démontrant ainsi la qualité professionnelle qui est la leur...

Dans l'adversité, nous savons – car c'est notre histoire – que, dans ces moments-là, nous avons cette capacité à nous rassembler et à faire face... Nous sommes à l'unisson pour faire vibrer ce territoire qui a encore tant de choses à saisir... Nous avons eu le plaisir de dire oui au Président de la région pour ce projet. J'en suis très heureux, ce soir. Et nous avons encore tant de choses à faire ensemble... C'est un mot très beau : « ensemble », car, ensemble, on est capable de faire de grandes choses. La preuve avec ce beau stade ! »

Daniel Percheron (Sénateur et Président du Conseil régional du Nord Pas-de-Calais)

« Bollaert-Delelis est un bien commun ! Lorsque les Houillères, une entreprise publique, ont abandonné le professionnalisme, le club et son stade sont restés un bien commun grâce à la municipalité d'André Delelis. Ce bien commun, cette gouvernance partagée avec les présidents et notamment le dernier d'entre eux, Gervais, a abouti à ce miracle, à ce qu'en 1998, nous soyons champions de France, et que nous accueillons la Coupe du Monde à Lens. Oui, Bollaert-Delelis est un bien commun !

Evidemment, le Foot business s'annonçait et l'a emporté. Et la municipalité s'est éloignée. A tort, de mon point de vue. A partir de là, Gervais a été dans une gouvernance plus solitaire. Les forces du territoire n'étaient plus tout à fait au rendez-vous. Les forces économiques prenaient le relais. Mais il est indiscutable qu'aujourd'hui, ou on est Valenciennes avec Francis Decourrière, la municipalité, le Conseil général, l'agglomération, ou alors, on a beaucoup de mal à rester en première division.

Et face aux fleuves d'argent qui ruissellent de manière effarante sur la planète Football, on est aux prises avec les pires difficultés. Et c'est pourquoi le Racing a connu beaucoup de difficultés. Et je salue ici ceux qui ont fait en sorte que la faillite ne soit pas au rendez-vous. Je pense à messieurs Diéval et Faroux qui, avec le Crédit agricole, ont prit la responsabilité d'assumer 37 millions d'Euros. Bien entendu, dans ce sauvetage du club, il y a eu aussi l'aventure personnelle de Gervais avec la rencontre de ce citoyen d’Azerbaïdjan qui, à son tour, a mis la main à la poche avec plus de vingt millions d'Euros. Monsieur Mammadov est comme il est, il ne vient pas ce soir puisque l'inauguration est annulée, mais le fait est là : il a investi plus de vingt millions dans le club ! Et nous devons, ce soir, dire très clairement que nous lui en sommes profondément reconnaissant. Et il n'y a pas d'avenir à 99,99% du capital sans un dialogue confiant avec l'Azerbaïdjan et avec le propriétaire du club.

Et puis il y a eu les collectivités locales. Elles ont toutes dit que je voulais tout simplement que Bollaert-Delelis vive et accueille l'Euro, que Bollaert-Delelis accueille le bonheur du Bassin minier, car c'est ce que ce stade fabrique : le bonheur du Bassin minier ! Et nous avions le devoir, nous, collectivités locales, de faire Bollaert-Delelis. 70 millions d'Euros, ce n'était pas simple, et je dois remercier tous les conseillers régionaux, tous les groupes, d'avoir accepté de faire ce stade. Il nous a fallu beaucoup de rigueur, beaucoup de patience et beaucoup d'intelligence collective mais le Conseil régional et les collectivités locales ont abouti, et c'est le plus important.

Quel est l'avenir de Bollaert-Delelis ? C'est d'être le bien commun. Ce qui est en cause, c'est le bonheur de notre population. Nous devons le partager. Je le redis au président d'aujourd'hui et de longue date, celui qui nous a mené au titre de champion de France : je souhaite que les supporters rentrent dans le capital du club, je souhaite que ce soit un club collaboratif, je souhaite l'intelligence territoriale, collective pour le Racing club de Lens ! Il faut un club qui appartienne à tous !... Il faut y croire et avancer dans cette direction. »

Gervais Martel (Président du RC Lens)

« Je voulais tout d'abord remercier les entreprises et tous ceux qui ont participé à la construction de ce fabuleux « nouveau Bollaert-Delelis » ! Sans tous ces gens qui ont su aller au bout de leurs idées, nous ne serions pas réunis ici. Il est important de rappeler le financement : 25 millions d'Euros par la Région Nord Pas-de-Calais, 12 millions par la Communauté d'agglomération de Lens-Liévin, 10 millions par le Conseil départemental du Pas-de-Calais, 12 millions par l'Etat français, et 11 millions par un emprunt contracté, en liaison avec le RC Lens, entre la Région et le Crédit agricole.
Derrière, il y a eu des interventions qui ont été importantes pour assurer ce financement. Je remercie le Crédit agricole qui a joué son rôle, ce qui n'est pas une surprise puisqu'il a été à l'origine du redressement du club, ce qui me permet de saluer mon ami Michel Faroux, aujourd'hui, dans la salle. Je voudrais aussi parler des entreprises, et notamment de la maîtrise d'ouvrage : l'entreprise REAHM Développement. Je voudrais aussi remercier l'entreprise Demathieu & Bard qui a réalisé à temps et en heure ce nouveau stade, et c'était important de gagner ce pari. Vous avez fait du bon travail et je vous en félicite. Je ne peux bien sûr pas citer toutes les entreprises qui ont travaillé à vos côtés. Je voulais aussi remercier le cabinet d'architectes Cardete Huet ainsi que monsieur Ferret, qui ont travaillé avec nous dans ce projet. Je voudrais aussi mettre à l'honneur Didier Personne et Didier Roudet.

Je vais aussi vous parler de quelqu'un sans qui nous ne serions pas là : André Delelis. Nous sommes toujours restés fidèles à lui avec ce stade auquel j'ai souhaité associer son nom. Et cela rejoint ton propos, Daniel [Percheron]. Bien entendu, ce stade appartient à tous ces gens qui ont fait l'histoire du club, à tous les supporters, à tous les anciens joueurs et entraîneurs.
Tu as dit que nous étions aujourd'hui dans un Football business. Je corrigerai un peu le tir car c'est un mot qui est parfois utilisé sans savoir exactement comment fonctionne un club de football. Si l'on veut continuer à faire des places à 4 ou 5€ en face, ou 3€ derrière les buts, car ce sont les prix pour les abonnements, il faut bien que l'on ait des salons, que l'on fasse une marge compensée avec les entreprises, que l'on trouve un complément. Si c'est ça le Foot business, eh bien je suis dans le Foot business ! Et je suis fier, depuis trente ans, d'avoir installé mes supporters dans la tribune principale, et d'avoir gardé de tels prix.
Beaucoup de présidents de club me demandent pourquoi je ne fais pas des prix dix fois plus chers dans cette tribune ? Je réponds qu'on est à Lens, et que Lens, c'est un certain nombre de valeurs, les valeurs de la Mine, les valeurs d'une région qui produisait 15% de l'énergie en France en 1946. Ici, des gens sont morts au travail. Ici, il y avait une cohésion des populations, des ethnies, avec des Italiens, des Polonais, des Arabes, avec des Français. Et tout le monde descendait au fond de la mine, et était fier de remonter, le soir. C'est ça Lens !

Bien entendu que je suis d'accord à trois cents mille pour cent sur la propriété de ça ou ça. Sauf qu'à un moment donné, malheureusement, le Football a évolué. On avait deux façons de continuer le Football. Soit, on allait voir Michel Delebarre [ancien président de région] quand on avait besoin d'un milliard de centimes. Et, quand j'étais jeune président, il nous a aidé comme il a aidé le LOSC. Mais aujourd'hui, le Football a évolué. Et, soit on critique les dérives du Football, soit on s'occupe d'un club de Football. Moi, je suis resté dans le Football. J'assume. J'ai été dans la difficulté, et je le suis encore. Dire qu'il faut faire participer les gens, d'accord à cent pour cent, sauf qu'actuellement, on se rend compte des difficultés où l'on peut se trouver quand on envoie une invitation ferme à des personnes qui ne viennent pas, qui ne sont pas là, aujourd'hui. Si l'on est aujourd'hui réunis à 18h, c'est parce que Monsieur Mammadov nous a demandé de le faire à 18h. Malheureusement, il n'est pas là.

J'espère que tout cela va s'arranger, et pas pour ma place. Aujourd'hui, une offre a été transmise à Hafiz. Il l'acceptera ou pas mais j'ai fait mon job. Je t'avais promis, cher Daniel [Percheron] qu'on essaierait de trouve des solutions financières, de manière à pouvoir sauver le Racing club de Lens. Cela va peut-être se faire, et on va peut-être voir Hafiz Mammadov dans les prochains jours. Et n'oublions pas – comme tu l'as souligné – que si Hafiz Mammadov n'avait pas été là, en juin 2013, pour relancer le club, le club n'existerait plus.
Malheureusement, on n'a pas eu de chance. Comme tu le disais, cher Daniel : « tu avais une chance sur dix mille de trouver Hafiz Mammadov, et une chance sur cent mille qu'il ait des difficultés ». C'est le cas aujourd’hui. Je ne sais pas ce qui va être fait demain mais je peux vous assurer – contrairement à tout ce que j'entends depuis deux ans – que nous n'avons aucun découvert en banque, et que tous nos gens ont été payé en temps et en heure. Et à l'heure où je vous parle, nous avons l'argent en caisse pour aller jusqu'au bout de la saison !
Et depuis un an et demi, je me suis débrouillé tout seul ! Je répète : tout seul !
Et j'ai trouvé toutes les solutions, et l'on continuera à trouver les solutions pour réussir avec le RC Lens, avec moi, sans moi, avec d'autres actionnaires, avec une ouverture dans les conseils d’administration de représentants de supporters. En tout cas, ce qui est formidable, c'est d'être ensemble aujourd'hui parce que la rénovation du stade a été faite.

Et, même si l'on n'est pas toujours d'accord, je voulais te remercier, Daniel, pour la ténacité dont tu as fait preuve... Grâce à ta mobilisation et à celles de toutes les collectivités, on est dans ce stade.
Derrière, la saison continue, et on ne va rien lâcher, à tous les niveaux du club. On a su rester debout, droits dans nos bottes, et on va rester debout !... Ce qui est important, c'est que l'on puisse enfin retrouver de la sérénité.

Je veux enfin dire que c'est le Centre de formation qui a permis de sauver le RC Lens. Un Centre de formation que nous avons inauguré en l'an 2000, sans aucune aide de personne malgré les promesses de tous. On l'a fait grâce aux résultats, au titre de champion. On a investi dans ce Centre, et maintenant, on a un stade. Ce stade est là, présent. Il y aura quatre matchs de l'Euro ici. C'est exceptionnel. Et tous, vous avez su aller au bout de cette histoire. Mais moi, je me projette déjà sur demain. Et le projet est que, demain, nous soyons enfin tranquilles au niveau financier. En restant sérieux, pointus, on va pouvoir le faire car, aujourd'hui, nous avons un outil adapté. Adapté à la L2 pour l'instant, mais demain, ce sera la L1. C'est inéluctable !...
Ce soir, j'aurais voulu que ce soit une manifestation plus importante mais les évènements l'ont dicté autrement. J'ai en tous cas beaucoup de plaisir d'être avec vous ce soir. Sachez qu'on va se battre, qu'on ne va rien lâcher ! On est dans le Pas-de-Calais, et on va continuer à se battre comme des malades ! On va s'en sortir, et on va redonner à tous ces gens qui se privent pour venir aux matchs, une grande fierté ! Tout comme je suis fier de vous avoir tous reçus, aujourd'hui, dans le nouveau Bollaert-Delelis ! »

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