
Ali Mathlouthi est en contact très avancé avec un autre club. Cela devrait, je l’espère, se concrétiser dans les 48 heures. C’est plutôt une bonne chose pour nous, et pour Ali, car c’est un joueur, malgré qu’il n’entre pas dans les plans du Racing, qui a du potentiel. C’est purement sur un plan sportif. On a beaucoup parlé, et c’est quelqu’un de posé et de sain. Ce n’est pas au niveau de l’état d’esprit que mon choix s’est fait.
Le choix du deuxième meilleur attaquant se porte sur Yoann Touzghar. J’ai pu voir à travers des vidéos que c’est un très bon joueur, qui est généreux. Il correspond tout à fait à l’esprit lensois. Ses aptitudes, sa façon de jouer, ses courses de balle et sa culture footballistique me plaisent. Son cas est semblable à celui de Jérôme Le Moigne qui avait patienté et donné sa parole. Je sens que Yoann a une réelle envie de venir au Racing club de Lens. Ca nous est bénéfique car ça nous aide à tenir un peu.
Mais c’est frustrant de devoir faire patienter les joueurs. Il y en a un qui pouvait m’intéresser et que j’ai eu au téléphone, mais il a signé ailleurs. Ca fait aussi quelques semaines que je suis en contact avec un autre joueur mais je sens que ça me fuit entre les doigts. Mais je comprends qu’ils veulent signer rapidement car on est déjà en août et ils veulent avoir un projet. C’est donc frustrant mais c’est la réalité. Il faut faire avec.

Notre priorité est d’enregistrer le contrat de Dème N'Diaye, car sur les côtés, ça manque de percussion. Mais pour cela il faut un départ.
Hamdi Kasraoui ne veut pas être numéro 2, ce que je peux comprendre avec son statut d’International tunisien. Il travaille de son côté, et nous également, pour qu’il puisse trouver un objectif sportif à la hauteur de ses attentes, et qu’il s’y retrouve au niveau contractuel. Dans ce cas, un nouveau gardien arriverait, ce qui inclurait le prêt ou le départ de Samuel Atrous. Si on se met à la recherche d’un numéro 2, nous aimerions qu’il ait entre 25 et 30 ans, avec l’expérience du haut niveau.
Il y en a de plus en plus, malheureusement, car la difficulté financière que rencontrent notamment beaucoup de clubs français fait qu’énormément de très bons joueurs se retrouvent sans contrat. Je pense qu’au jour d’aujourd’hui, tout le monde commence à être un peu plus sensible au fait de ne plus essayer d’obtenir leur idéal financier. Ils ont plus tendance à se plier à la réalité financière des clubs français.