Suivant Précédent

Fiche d'identité

  • Nom : Racing club de Lens

  • Date de création : 1906

  • Couleurs : Sang et Or

  • Statut : Société Anonyme du Sport Professionnel

  • Président : Luc Dayan

  • Siège : Centre technique et sportif de La Gaillette

  • Nom du stade : Bollaert-Delelis

  • Capacité du stade : 41 233 places assises

www.rclens.fr

Vidéos sur Rclens.fr

RCL TV

Luc Dayan : « Mettre le club en mouvement »

La conférence de presse qui s'est tenue, ce jeudi, à la Gaillette, aura permis à Luc Dayan de faire le point sur son action à la présidence du club sang et or, et d'aborder les sujets les plus divers...

Entretien

Luc, avez-vous du nouveau concernant le sponsor « maillot » ?

Pour l'instant, il n'y a pas de sponsor « maillot ». Il y a des négociations qui sont engagées par Sportfive, qu'on essaie d'aider du mieux possible. Mais il n'y a rien de finalisé pour le moment.

Il y a, en revanche, du nouveau concernant la formation avec les recrutement de Pascal Plancque et Jean-Claude Nadon...

Il fallait remplacer les personnes qui sont parties, remettre en place une organisation. Il s'agit de choix à court et moyen termes car il faut intégrer la démarche de l'actionnaire qui souhaite transmettre le contrôle majoritaire... dans un délai qui reste à définir.

Nombre de personnes recrutées sont passées par le LOSC. Est-ce une simple coïncidence ou la volonté d'avoir des gens qui ont travaillé dans la région ?

Honnêtement, à part Antoine [Sibierski], je n'ai fait aucun choix. Non, je ne pense pas qu'il y ait une volonté stratégique derrière cela. Ce sont les circonstances... Comme je l'avais dit à mon arrivée, j'ai discuté de cette dualité « Lens-Lille » avec M. Percheron [Président du Conseil régional], et il m'a dit que j'étais le seul à avoir été président dans les deux clubs, et qu'il n'aurait pas pensé, un jour, voir ça. Mais les relations entre Lens et Lille, depuis une dizaine d'années, ont toujours été excellentes en ce qui me concerne. On a beaucoup échangé sur cela, notamment avec les supporters : on peut être rivaux sur le terrain, et trouver des ponts entre les clubs sans que ce soit vu comme une trahison ou une quelconque volonté stratégique.

Votre mission est aussi de pérenniser le club, au minimum en Ligue 2...

Ce n'est pas moi qui le pérennise. Il y a eu des décisions prises au niveau financier qui ont fait qu'il n'a pas déposé le bilan. Et maintenant, il y a tout le travail que l'on fait au quotidien, qui correspond à notre mission : faire du mieux possible avec les contraintes et les avantages dont on dispose, d'une manière assez fine pour travailler, à la fois, sur du court, du moyen, et éventuellement du long terme. Après, on ne sait jamais ce qu'il peut se passer... Mais on n'est pas là pour « sauver » le club. On est là pour que ce club continue à fonctionner, à être performant dans beaucoup de domaines, pour l'aider à s'adapter à son environnement et à sa situation sportive. Il n'y pas de notion de sauvetage, car ce sauvetage a déjà eu lieu. Je l'avais expliqué à Nantes, quand le groupe Dassault avait décidé d'essuyer les pertes de l'exercice, et de permettre la continuité de l'entreprise. On est vraiment dans le même type de situations... Je pense que les gens ont compris qu'il fallait dissocier, d'une part, les accords entre Gervais et le Crédit agricole concernant des logiques de rachat et de contrôle, et d'autre part, la nécessité de faire fonctionner le club dans une période où l'actionnaire principal a la volonté de sortir. Il faut donc d'abord définir les conditions de cette sortie, et l'on en est loin. Des réunions sont prévues pour imaginer ce qui peut être fait mais cela ne sera pas aussi rapide que dans le cas de Nantes.

Cette mission au RC Lens est différente de celles que vous avez menées par le passé ?

Cela dépend des missions... Cela ressemble beaucoup à ce que j'ai fait à Nantes : je prends la gouvernance du club tout en ayant comme objectif de trouver un relais. Par contre, ce qui est différent avec Nantes, et ce qui m'a frustré, c'est que, là-bas, je n'ai pas eu mon mot à dire concernant la reprise en tant que telle. J'ai préparé les conditions. Il y avait un cahier des charges, et la banque d'affaires a trouvé le bon acquéreur. Le maire était content puisqu'il avait les poches profondes. Moi, je ne pouvais pas dire ce que je ressentais mais cela s'est révélé par la suite. Le football, ce n'est pas qu'un problème d'argent. C'est aussi un problème de compétence. Je ne dis pas que Waldemar Kita [Ndlr. repreneur du FC Nantes] n'en a pas mais la sensibilité, les particularités d'un club, les gens ne l'appréhendent pas à travers les journaux. Ils n'analysent pas profondément ce qui, selon moi, crée les conditions de la réussite.

Quel serait le profil idoine pour le repreneur du RC Lens ?

Je ne sais pas encore... Je ne sais pas d'ailleurs s'il faut un repreneur ou s'il faut monter un « board » à l'anglaise avec une gouvernance professionnelle. Je suis plus pour cette dernière idée mais, franchement, je ne sais pas encore. Il y a aussi d'autres solutions, un peu plus originales, mais c'est encore trop tôt. Comme je le disais, il y a des réunions qui sont prévues, non seulement avec le Crédit agricole, mais aussi avec les politiques, pour essayer de tracer la perspective du coup d'après, y compris avec Gervais avec qui j'ai déjeuné il y a huit, dix jours... Cette problématique de la gouvernance et de la restructuration du capital du RC Lens est intéressante dans le sens où les solutions vont être trouvées dans une période où le football français est dans une impasse, et qu'il est enfin temps de songer à des choses un peu plus modernes.

En prenant les rênes du RC Lens, quels ont été les dossiers les plus urgents à traiter ?

D'abord l'interne, les gens du club, les salariés – indépendamment des joueurs – c'était pour moi la priorité. Il fallait expliquer ce qu'il se passait, et essayer de faire régner un climat, à la fois, de tranquillité et de dynamisme. C'est une période de chocs, d'inquiétude et de souffrance – qui ne date pas d'hier – et il faut pouvoir dire, une fois que ce choc est passé, comment on peut redynamiser les choses, tout en sachant qu'il y a des logiques de fin de contrat et d'arrêt parce qu'il y a une reconfiguration à mettre en œuvre... Il y a eu aussi les médias puisque, encore une fois, il fallait communiquer pour expliquer ce qu'il se passait. Puis ensuite voir les supporters, dans la même logique... Après, il s'agissait de rentrer dans chacun des services, dans chaque pôle du club, et de regarder, entité par entité, ce qui pouvait être fait pour mettre le club en mouvement en fonction de cette nouvelle donne.

La rénovation du stade Bollaert pour l'Euro 2016 n'est pas une priorité ?

En ce qui me concerne, non, mais cela va le devenir très rapidement... même si j'ai déjà eu des réunions avec M. Percheron, M. Kucheida [Président de la Communaupole de Lens-Liévin], M. Delcourt [maire de Lens], pour voir ce qu'il en était. J'ai essayé de clarifier les choses. Il y a la problématique de l'Euro 2016 où Lens a été retenu, et la problématique du club qui doit dépasser cet évènement. Il est sûr qu'avoir un stade moderne et rénové, c'est mieux que de ne pas l'avoir. Mais, à supposer que cela ne soit pas le cas, je pense que, pour le RC Lens, il existe des solutions intermédiaires pour l'amélioration du stade Bollaert. Des solutions qui sont déjà prévues. Je pense qu'il faut découpler les deux problèmes même si, à la fin, ils sont liés.

Y a t-il une date butoir concernant l'Euro ?

Jacques Lambert [Directeur de l'organisation de l'Euro 2016] – que j'ai eu au téléphone – a indiqué à tout le monde que, compte tenu d'un certain nombre de paramètres, il y avait encore du temps. Au moins jusqu'à la fin de l'année civile.

En tant que nouveau président du RC Lens, comment percevez-vous le soutien des supporters envers Gervais Martel ?

J'en suis très content. On m'a même demandé, hier – et je ne savais pas qu'on avait à me demander mon avis – si j'étais d'accord pour qu'il y ait des banderoles en soutien à Gervais, avec qui j'ai d'ailleurs vu le match amical contre Saint-Etienne. Oui, je trouve cela très sympa. Bien sûr, si l'on peut éviter de dire « Dayan démission ! » ou « Dayan, casse-toi ! », cela m'arrangerait [sourires]... Mais je comprends tout à fait ce soutien.

Concernant le mercato, où en êtes-vous ? Y a t-il d'autres arrivées en vue ?

On a des contraintes imposées par la DNCG, et que l'on s'est imposé nous-mêmes en fonction du budget du club. Et, au moment où je vous parle, on ne peut faire signer personne... On est d'abord parvenu, en ayant la confiance du directeur de la DNCG, à faire homologuer ceux qui étaient là. Maintenant, on a un programme extrêmement précis. On a une masse salariale à faire baisser pour pouvoir enregistrer un certain nombre de joueurs. On a défini des priorités, avec Antoine [Sibierski], Didier [Roudet] et Jean-Louis [Garcia]. Si tout se passe bien, je pense qu'il y aura une deuxième vague avant le 8 août, sachant que, dès que l'on peut bouger, on le fait. Mais là, on est « limite » en dehors des clous.

De nouveaux départs sont donc envisagés ?

Oui. Il y a des possibilités de départ pour Mathlouthi. Peut-être aussi pour Ben Saada. Il y a des clubs qui s'intéressent à eux. Mais on n'est pas là pour donner des coups de pieds aux fesses aux gens. On est là pour essayer d'accompagner des solutions. Des solutions cohérentes pour eux au niveau sportif, et cohérentes pour nous au niveau salarial, et qui nous permettront de pouvoir débloquer des situations concernant des joueurs en attente.

Avez-vous le sentiment que Chaouki Ben Saada traîne un peu les pieds pour aller à Arles-Avignon ?

Oui, mais c'est parce qu'il attend encore une autre proposition. J'en ai discuté avec lui, et je pense que si, dans huit jours, cela n'aboutit pas, il approfondira la piste d'Arles-Avignon.

Ali Mathlouthi est parti faire un essai dans un autre club ?

Oui... Dans un pays du Maghreb.

Avez-vous signé la pétition contre les match à 18h45 ?

Non. Mais j'ai donné mon avis concernant cette pétition, et aussi concernant le port d'un maillot d'échauffement « SOS Ligue 2 ». Grâce à Dominique Regia Corte, j'ai pu directement contacter les personnes, et je leur ai dit qu'il ne fallait pas que Lens soit le seul club à se mettre en première ligne sur ce sujet. J'ai dit que l'on pouvait voir, vendredi, si d'autres clubs le faisaient. Si c'est national, on sera solidaire. Il n'y a aucun doute là-dessus. Après, concernant les positions individuelles des joueurs ou du staff technique, je suis pour la liberté d'expression. Donc, chacun a le droit de s'exprimer mais, moi, je dois défendre les intérêts du RC Lens. Il n'y a que cela qui m'importe. J'essaie donc de ne pas faire ou dire n'importe quoi, tout en entendant les problèmes de chacun.

Et quel est votre avis personnel sur ces horaires de match ?

Je dis que, si beIN Sport pousse le raisonnement jusqu'au bout, et dit que « si l'on ne veut pas de nous à cet horaire, on arrête notre contrat », on va tous perdre cinq millions d'€uros par an... Même si l'on peut considérer que cela crée des nuisances, il y a un arbitrage à faire. Il n'y a pas de solutions parfaites... Je n'ai pas participé à ces discussions. Je sais que Gervais y a participé et, pour un président de club, il y a une réalité. Connaissant Charles Biétry [directeur de la chaîne] et les gens de la Ligue, je pense qu'ils ont essayé de trouver la moins mauvaise des solutions. Personne n'a intérêt à créer des problèmes pour les supporters et les entreprises partenaires. Moi, j'ai plutôt tendance à faire confiance à l'intelligence collective. Mais bon... c'est mon opinion. A partir du moment où il y a une forme de contraintes qui s'impose, tout le monde essaie d'aller au mieux de ce qui peut être fait... C'est tout à fait respectable que chacun exprime ses opinions mais, si le football français avait eu le choix entre plusieurs acquéreurs de droits, on n'en serait pas arrivé là. On aurait pu imposer nous-mêmes nos grilles, nos horaires. Ce n'est pas le cas.

La perte engendrée par cet horaire, notamment pour les recettes « billetterie », est inférieure aux cinq millions d'€uros ?

Oui... Largement... Mais c'est vrai qu'il aurait mieux valu un bon contrat « télé » avec de bons horaires... C'est pourquoi, ce n'est pas satisfaisant. Si l'on avait fait, en France, un meilleur travail en amont, depuis plusieurs années, on n'en serait pas là. En France, on gère la misère. Et je suis bien placé pour savoir que les Qataris sont arrivés en urgence, y compris pour la Ligue 1. Ce n'est pas une valeur de marché, c'est une valeur politique. C'est la réalité. Il faut juste avoir le courage de le dire, de le penser, et de faire un effort collectif en comprenant qu'on est là dans une logique de concurrence par rapport à d'autres championnats. A nous d'être performants dans ce que l'on fait pour essayer d'augmenter les recettes. Je ne dis pas que l'augmentation des recettes constitue la panacée car un club, ce n'est pas que de l'argent... Mais c'est sûr que l'on aurait pu mieux faire.

Et qu'en est-il de ce projet d'équipe de Rugby à treize à Lens ?

C'est une fédération et un sport que je connais et que j'aime bien. Quand il a su que j'étais nommé président du RC Lens, j'ai été appelé par le président de cette fédération. Je venais effectivement d'effectuer un travail de consultant pour eux. Il s'agissait de bâtir les bases d'une éventuelle ligue fermée qui démarrerait en avril 2014. Et, comme il y a prochainement un match international entre la France et le Pays de Galles, il m'a demandé si l'on pouvait l'organiser à Lens. J'ai demandé ici si l'on pouvait louer le stade pour cette rencontre. On a regardé les dates, le budget. Voilà tout... Après, en tout cas à court terme, il n'y aura rien ici de très structurant ou structuré s'agissant de la création d'une section de Rugby à treize... J'ai également parlé de ce match avec des supporters. Ils ont trouvé l'idée excellente, et m'ont dit qu'il faudrait essayer de remplir Bollaert à cette occasion. En plus, le Pays de Galles est aussi une terre de mineurs. Il y a une histoire commune. Il y a plein de ponts à créer... Et puis, le Rugby à treize s'est développé sur des terres de Football. C'est un sport qui a une histoire très particulière. C'était la forme de rugby la plus développée avant l'occupation, une période où ils ont été spoliés de leurs droits. On les a même dénommé « Jeu à treize » pour ne plus leur verser de subvention... Voilà, maintenant, on va voir si l'on parvient à monter ce match, dans le week-end du 20 octobre.

Propos recueillis par Leïla Talbi - www.rclens.fr
Partager - Archiver - Commenter
Partenaire principal
 
Reebok
Partenaires officiels
 
Invicta Optex Région Mc Cain
Fournisseurs officiels & Partenaires Entreprises
 
ADG Café Grand Mère Coca Cola Pas-de-Calais Dupont NCS pokerstars