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Fiche d'identité

  • Nom : Racing club de Lens

  • Date de création : 1906

  • Couleurs : Sang et Or

  • Statut : Société Anonyme du Sport Professionnel

  • Président : Gervais Martel

  • Siège : Centre technique et sportif de la Gaillette

  • Nom du stade : Félix-Bollaert

  • Capacité du stade : 41 233 places assises

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Conférence de presse : Jacques Santini

Depuis son arrivée au club, l’entraîneur adjoint du Racing club de Lens Jacques Santini avait peu eu l’occasion de s’exprimer devant la presse. C’est chose faite puisque, ce mercredi, l’ancien entraîneur lillois nous parle de son intégration au sein du club artésien et de sa collaboration avec Jean-Guy Wallemme, quelques jours avant de disputer le derby face à Lille…

Entretien

Jacques, comment s’est passée votre intégration au niveau de la région et au club ?

Concernant la région, il n’y a aucune surprise puisque je la connaissais déjà. J’y avais travaillé et j’y étais venu régulièrement quand j’avais d’autres occupations. A mon arrivée au club, il y a eu une phase de découverte, comme à chaque fois que l’on change de travail. Elle a été très importante pour moi-même si je connaissais déjà le club et une grande partie des joueurs. Même si cela fait plus de deux mois et demi que je suis imprégné du maillot sang et or, je découvre au jour le jour le côté humain des joueurs, côté qui a toujours été une des priorités pour moi !

Quel est votre champ d’influences ?

Jean-Guy Wallemme, les membres du staff et les joueurs sont plus à même de vous dire quel est le degré d’influence que je peux avoir dans ces échanges quasi permanents. Je ne leur donne pas de conseils, mais nous essayons de savoir comment appréhender ou approcher des éléments à travers les différentes situations que l’on peut vivre, et trouver les bonnes solutions.

Quel est votre rôle ?

La période du mercato a été très compliquée pour le Racing. Je ne vais pas dire que le Racing repart à zéro. Toutefois, avec la disponibilité dont à besoin un entraîneur et un groupe pour avancer, il faut que la présence de certaines personnes, dont la mienne, soit précise aux côtés de Jean-Guy et des joueurs. J’interviens surtout quand des joueurs très jeunes comme Serge Aurier, David Pollet ou Steeven Jospeh-Monrose entrent sur le terrain. Quand des options très offensives sont choisies par Jean-Guy, je recadre éventuellement Sébastien Roudet…  Je rappelle juste deux-trois petites choses. En plus des consignes précises données par Jean-Guy, j’amène un complément. C’est dans ce sens là que Gervais Martel et Jean-Guy Wallemme souhaitaient que je travaille à leurs côtés. J’ai été l’un des premiers à constituer des staffs, je sais donc à quel point cela est important d’échanger ! C’est ce que je voulais en venant ici. Quand on échange sur le choix tactique avec Jean-Guy, on a des avis confortés ou un peu différents. Cependant en tant que numéro 1 Jean-Guy prend sa décision.

Qu’est-ce qui vous a attiré à venir ici ?

J’entretiens, depuis longtemps, de bonnes relations avec Gervais. Il y a eu pas mal de dommages au club causés par d’autres personnes. On citait souvent mon nom. Après, il y a eu une démarche qui a été entreprise à mon égard alors que j’étais dans une « réflexion » d’une collaboration un peu plus assidue avec Canal. Même si le début de saison et le mercato étaient compliqués, la démarche d’un jeune entraîneur tel que Jean-Guy et le fait que Gervais compte sur moi pour construire le futur Racing club de Lens ont fait pencher la balance. Jean-Guy a besoin d’expériences et d’éléments afin d’appréhender toutes les situations. Je l’ai vécu dans des clubs où les joueurs voulaient partir. Je lui ai donné donc des éléments qui permettent, par exemple, de ne pas couper les ponts avec des joueurs qui avaient d’autres priorités.


Jacques Santini aux côtés de Jean-Guy Wallemme
Vous avez été entraîneur de Lille de 1989 à 1992. Quelles différences pouvez-vous relever entre le Lille de votre époque et celui d’aujourd’hui ?

J’envie Rudi Garcia car il peut se déplacer en avion. Nous, nous n’avions que le bus ! Je l’envie aussi pour le côté diététique car nous ne pouvions pas rouspéter contre les joueurs quand ils mangeaient des barres chocolatées pendant les longs trajets en bus. La vie des clubs a changé. On se battait à l’époque pour avoir un terrain alors que maintenant ils ont un centre d’entraînement. En tant qu’entraîneur, j’ai connu une grande dévotion de la part de certains de mes joueurs. Il n’y avait plus de rapport entraîneur-joueurs. On était un groupe ! Je souhaite à tous les entraîneurs d’avoir des joueurs qui servent leur club. Un coach cherche à tirer le maximum de son effectif !

Vous aviez aussi les commandes de l’équipe de France de 2002 à 2004. Que pensez-vous de tout ce qu’il s’est passé dernièrement autour des Bleus ?

Le football n’est qu’une partie de notre société. Quand on voit ce qu’il s’y passe… Je ne suis pas là pour donner des leçons mais je pense que si on en est arrivé là c’est parce que tout le monde est responsable. Et, pourtant, seuls les joueurs ont été sanctionnés…

Propos recueillis par Leïla Talbi - www.rclens.fr
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