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Fiche d'identité

  • Nom : Racing club de Lens

  • Date de création : 1906

  • Couleurs : Sang et Or

  • Statut : Société Anonyme du Sport Professionnel

  • Président : Gervais Martel

  • Siège : Centre technique et sportif de la Gaillette

  • Nom du stade : Félix-Bollaert

  • Capacité du stade : 41 233 places assises

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J.-G. Wallemme : « On ne va pas tout régler en une semaine »

Ce jeudi, en fin d'après-midi, Jean-Guy Wallemme a accepté de répondre aux questions des journalistes présents à la Gaillette. L'occasion, pour le coach lensois, de revenir notamment sur la prestation de ses troupes face à Lyon, et sur la discussion qu'avait eu le groupe, dans le vestiaire, la semaine dernière...

Entretien

Jean-Guy, vous avez sans doute revu les images de Lens-Lyon, quelle est, à froid, votre analyse de ce match ?

Même si des gens ne sont pas d’accord, j’estime encore une fois que, pendant quarante cinq minutes, voire une heure, on a tenté certaines choses et l’on a eu la possibilité de faire mal à cette équipe lyonnaise. On n’en a pas profité. Par contre, sur une occasion et demie en première mi-temps, ils ont su, eux, marquer un but, et l’on n’avait pas besoin d’être menés pour savoir que cela allait être difficile. Sinon, en deuxième mi-temps, à part les dix premières minutes, on a été poussifs, on a eu le ballon mais sans se créer véritablement d’occasions. On n’a pas su changer de rythme, et, à un moment donné, même si l’on percevait que l’équipe de Lyon commençait à baisser physiquement, on n’a pas pu la faire plier. Après, le deuxième but vient aussi à un moment important de la partie. En plus, c’est une frappe déviée… Le plus gros regret concerne ces deux buts encaissés. On n’avance pas sur le porteur du ballon, notamment sur le premier où l’on est six contre trois. On défend mal. Sur le second, je pense qu’Ala-Eddine [Yahia] peut avancer un peu plus sur Kallstrom, ce qui aurait pu permettre à Vedran [Runje] de voir le départ du ballon ou, en tous cas, que l’éventuelle déviation de la frappe se produise un peu plus loin… Sur ces buts, les tireurs ont eu le temps de préparer leur frappe. On n’a pas su avancer sur eux. C’est clair.

Que retenez-vous principalement de ce match ?

Qu’il nous faut avoir plus de rigueur défensive, et être « tueur » offensivement. On ne l’a pas été sur nos occasions. Concernant le penalty, cela fait partie des choses du football mais on a quand même eu aussi plusieurs occasions dans le jeu pour pouvoir marquer. Donc, quand on ne l’est pas, qui plus est face à des équipes talentueuses, on sait qu’il va nous falloir travailler un peu plus. On est l’une des équipes qui frappent le moins au but dans ce championnat… Il faut savoir se mettre en position de frappe, c'est-à-dire face au jeu, et tenter sa chance. Contre Lyon, on a eu deux, trois possibilités, avec le terrain qui fusait, de prendre le risque de tirer, et on ne l’a pas fait. On aurait dû tenter un peu plus de choses pour profiter de ce terrain « rapide ».

 Comment jugez-vous votre prochain adversaire en championnat, Monaco ?

C’est une équipe qui a de la vélocité, qui aime bien jouer le contre. Face à Marseille, cela a été clair, net et précis, notamment en première mi-temps. En seconde, Marseille a appuyé un peu plus en jouant son va-tout, et a failli revenir au score. Mais les Monégasques ont eu cette abnégation et cette solidarité qui leur a permis de maintenir le résultat.

Pensez-vous que la grande discussion que vous avez eue, la semaine dernière, avec vos joueurs, a porté ses premiers fruits ?

On savait très bien qu’on n’allait pas résoudre tous les problèmes d’un coup de baguette magique, qui plus est contre Lyon. Mais il y a une partie de l’état d’esprit – même si l’on peut faire beaucoup mieux – qu’on a retrouvé, notamment sur la première mi-temps. Sur la deuxième, je ne dis pas que l’on n’a pas eu l’état d’esprit mais on n’a pas pu ou pas su se sublimer, piocher un peu plus au fond de nous-mêmes pour acculer un peu plus cette équipe-là. On a eu le ballon mais on n’a pas su forcer le verrou… La semaine que l’on a passée, c’était pour le court terme mais aussi le moyen terme. Même si l’on avait battu Lyon, on n’aurait pas réglé tous les problèmes pour autant. Je pense que l’on verra cela sur la durée... On a pu mettre certaines choses sur la table mais on ne va pas tout régler en une semaine. Cette discussion constitue les prémices d’un dialogue, de la communication qu’il doit y avoir dans un groupe… La différence avec les années passées, c’est que ce dialogue, aujourd’hui, il faut souvent le créer. La différence est là. Le football a changé. Le métier a évolué. Nous, on était capable, sans qu’on nous le demande, de le faire. C’était beaucoup plus intime…

S’en est suivi une longue mise au point avec la presse au sujet de certaines fuites parues dans les journaux concernant cette discussion interne, Jean-Guy Wallemme regrettant que le joueur qui en était l’auteur, resté anonyme, n'ait pas assumé son action, et estimant que cela nuirait à l’efficacité de tels débriefings à l’avenir, ses équipiers pouvant à présent hésiter à se confier autant que cela fut le cas lors de cette réunion.

Comment expliquer que ce groupe qui semblait solide dans sa volonté de remonter, la saison dernière, ait tant de difficultés aujourd’hui ?

Je pense que, la saison dernière, l’intérêt général était qu’il fallait monter absolument. Là, c’est différent, et c’est ce qui est le plus dur dans un groupe : ne pas avoir d’objectif clair, même si pour nous c’est le maintien. Mais le maintien, cela veut tout dire et rien dire : finir huitième ou seizième, c’est le maintien. Le danger, c’est d’attendre la 38e journée, et quand tu es dans le rouge, il est trop tard. Le président l’a dit : ce qui s’est passé, cette semaine, correspond aux deux derniers matchs d’il y a deux ans. Je ne dis pas que c’est gagné aujourd’hui, mais si tu attends de réagir dans les deux derniers matchs, c’est mort. Le problème avec cet objectif « maintien », c’est que la plage est trop grande. Le joueur peut toujours se dire qu’une contre-performance n’est pas trop grave et que l’on pourra récupérer cela lors d'une prochaine journée, et cela nuit à sa combattivité. Quand, mentalement, tu n’es pas prêt au combat, quand tu ne crains pas l’adversaire – même s’il ne s’agit pas d’en avoir peur –,  lorsque le cerveau doit réagir, il ne peut pas. Dès le premier truc qui ne va pas dans le bon sens, si mentalement tu n’es pas prêt, ça ne va plus. Et tu n’es pas prêt au combat parce que tu t’es peut-être dit que, finalement, la Ligue 1 ce n’est pas si dure que ça, on a battu Grenoble, on a battu Auxerre… Cela a été le cas au Mans. Après avoir bien joué les dix premières minutes, lorsqu’il a fallu réagir, on n’a pas su.

A l’image de Samba Sow, peut-être doit-on compter plus sur les jeunes ?

Si l’on était sûr de cela, on l’aurait peut-être déjà fait… Il faut aujourd’hui que les jeunes frappent à la porte, et ce n’est pas tout à fait le cas. Mais le challenge est ouvert à tout le monde. Samba en est l’exemple type. Il a su saisir sa chance. Je pense que l’an dernier, William Rémy était en avance par rapport à Samba. J’ai quand même vu les trois quarts des matchs de CFA, et William avait ce potentiel. Et ce n’est pas une surprise ce que je vous dis : Samba a maintenant dix mètres d’avance parce que ce n’est pas le même caractère, ce n’est pas la même maturité… mais il y a quand même deux ans d’écart. Et Samba a su saisir sa chance. Quant à Steeven [Jospeh-Monrose], il est un peu entre les deux. Ce n’est pas William qui a aujourd’hui de la difficulté à remettre la tête au-dessus de l’eau, et ce n’est pas Samba. Steeven peut se dire qu’il n’a encore eu forcément sa chance… La porte reste ouverte aux jeunes. Moi qui ai été formé ici, je me vois mal fermer cette porte.

Concernant Kévin Monnet-Paquet ?

Il faut qu’il redevienne ce qu’il a été… On ne peut se satisfaire de sa rentrée contre Lyon. Il a essayé… Mais comme il part de tellement loin depuis un moment au niveau de ses performances, on ne peut pas se satisfaire de ça.

Et qu’en est-il d’un joueur comme Sébastien Roudet ?

Mais Seb, il a été blessé, il a eu des pépins physiques. Pour l’utiliser, c’est compliqué.


Kanga Akalé, ici au duel avec le Lyonnais François Clerc
Vous ne fermez la porte à aucun joueur ?

A aucun joueur… La preuve : Kanga Akalé… Le concernant, je pense qu’il n’a plus forcément la vitesse pour jouer sur le côté. En revanche, en le mettant là, contre Lyon, je voulais régler un peu ce qui nous fait défaut au niveau de la maîtrise technique et du « liant » au milieu. J’espérais qu’on puisse mener au score, et comme on avait du mal, ces derniers temps, à conserver un score, à garder le ballon et à monter plus haut, je savais qu’il avait ces capacités-là, notamment une qualité de passe intéressante. Après, il nous a montré d’autres facettes mais il faut encore travailler les automatismes avec ses équipiers. Vu sa qualité de passe, à la limite quand Razak [Boukari] voit que Kanga a le ballon, il doit partir tout droit parce qu’il est capable de lui mettre le ballon.

Qu'attendez-vous de ce match amical face à Roulers ?

Cela permet parfois d'avoir de bonnes surprises... Et puis il faut qu'on joue, que l'on reste dans la dynamique des matchs, de la compétition, même s'il y a une coupure mentale... On se voyait mal rester le week-end sans rien faire... Même si ce n'est pas tout à fait le même effectif, cela peut permettre de corriger certaines choses, et puis cela donne du temps de jeu à certains.

Samuel Atrous en vidéo

Retrouvez également et gratuitement l'entretien en vidéo de Samuel Atrous, ce même jour, en cliquant ici.

Propos recueillis par Christophe Delattre | www.rclens.fr
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